10 SUJETS SUR LA JUSTICE

 

1/ A quelles conditions une autorité est-elle juste ?

Il faut qu’elle soit conforme au concept de justice.

Mais il est difficile d’établir un critère universel de justice, il y a dispute à son sujet.

Exemple : l’égalité de droit entre les hommes – même cela est disputé.

Les inégalités sont-elles injustes ? Les inégalités de départ sont-elles injustes ? Non, l’injustice, c’est quand on subit un tort par rapport à un droit. Mais qui a droit à quoi et en fonction de quoi ?

Critère tels que les Droits de l’homme : Droits naturels universels.

Critique : communautariste : est-il juste de favoriser un proche par rapport à n’importe qui d’autre ?

En l’absence de critère universel, il faut ramener le juste à ce qui est décrété par une autorité souveraine réelle.

Et donc la question s’inverse, car on ne peut pas de demander à quelle condition une autorité est juste, dans la mesure où c’est cette autorité elle-même qui décrète ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

Mais il y a la question de la légitimité de l’autorité. Et du coup, on retombe dans le cours de politique.

 

2/ A quoi bon punir ?

 

Sous entendu de l’expression « à quoi bon » ? : ça ne sert à rien.

La question : qu’est-ce que punir amène de bon ?

A : ça soulage, ça venge. On épure la culpabilité, la dette, on rééquilibre

… mais ça n’est pas la justice

B : ça dresse, ça menace, ça fait régner par la crainte

… mais ça n’est pas le respect

C : ça apprend l’intériorisation de la loi, en ce que la punition doit n’intervenir que dans le cadre d’un règlement précédemment exposé. Car punir sans qu’il y ait règlement (et même avertissement…), c’est châtier.

En ce sens, si la punition enseigne l’existence de la loi, et si la liberté est la capacité à obéir à la loi qu’on s’est prescrite, alors la punition libère.

 

3/ Est-ce la même chose de faire respecter le droit par la force que de fonder le droit sur la force ?

         1/ Expliquer la différence

2/ Se demander si cette distinction n’est pas une imposture. (le droit n’est-il pas toujours le droit du plus fort?)

 

4/ Faut-il que le droit suive les mœurs ?

         Cf les textes précédents Alain vs Durkheim.

5/ La compétence donne-t-elle des droits ?

Non, elle est une raison de conférer des droits, mais elle ne les donne pas d’elle-même. Le droit légitime ne peut provenir que de la reconnaissance libre de ce droit par celui sur qui il s’exerce. Mais la liberté… ça n’est pas forcément l’envie. Etc.

Il y a aussi cette idée que sur les choses humaines, il n’y a pas de compétence. La moralité étant l’affrontement à sa propre liberté, il n’y a pas de savoir de cela, il n’y a que des actes.

 

6/ La justice a-t-elle pour but de venger la société et de la protéger du criminel ?

         La justice n’est pas la vengeance, car il n’y a pas forcément d’équivalence entre le préjudice subi et la culpabilité du fautif.

Quand un juge « rend justice », est-ce que c’est une justice « générale », ou est-ce qu’il rend justice au coupable, ou bien à la victime ?

La protection contre le criminel est une affaire de police, mais pas de justice.

 

7/ La loi doit-elle s’appliquer à tous de la même manière ?

Egalité ou équité.

Distinguer l’homme et sa fonction.

 

8/ L’intérêt général est-il la somme des intérêts particuliers ?

         Déjà vu en cours. Différence entre Etat républicain et Etat libéral.

9/ La justice doit-elle primer sur la charité ?

         Quelle est la différence ? C’est que la justice ne dépend pas de la bonne volonté, elle ne dépend que du droit.

 

10/ Les inégalités entre les hommes sont-elles nécessairement injustes ?

         Bien distinguer les différences des inégalités

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